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Porter son bébé

PORTER SON BEBE

le nouveau-né présente des besoins de contact importants

Pourquoi porter son bébé ?

 

Après 9 mois passés au chaud, dans le ventre de sa mère, la naissance constitue un stress important pour le bébé. Jusqu’alors constamment bercé par les mouvements de sa mère et les bruits de son organisme, dans un jacuzzi toujours à température idéale, alimenté en continu, il découvre subitement la faim, la soif, ce que c’est que d’avoir trop chaud ou au contraire trop froid, l’immobilité et la solitude… Nombre de bébés ont un besoin accru de contact durant leurs premières semaines, voire mois, de vie : une façon pour eux de retrouver l’odeur maternelle et les mouvements qu’ils ont connus 9 mois durant.

Le portage intervient ici. Ce n’est ni plus ni moins qu’une transition entre l’état de la grossesse et leur nouvelle vie terrestre, une façon d’appréhender leur nouvel environnement plus en douceur. Porté, l’enfant retrouve quelques unes des sensations qu’il éprouvait dans le giron maternel, la position plus regroupée se rapproche de la position fœtale, il est lové contre son porteur et son odeur - idéalement contre sa peau -, il profite de ses mouvements tout comme il profitait de ceux de sa mère in utéro. En parallèle le porte-bébé, s’il est bien ajusté, lui confère un maintien qui l’aide à prendre conscience de son corps et lui permet de se laisser aller dans le tissu en toute confiance. Les mouvements du porteur massent le corps de l’enfant, progressivement il prend conscience du jeu des muscles permettant la réalisation des mouvements, et tout naturellement, commence ainsi son apprentissage de la motricité. A hauteur de la tête ou des épaules du porteur, il est en interaction directe avec son environnement, il participe aux conversations et a un point de vue privilégié pour observer tous les faits et gestes de l’entourage, là encore il mémorise les gestes que plus tard il sera lui aussi amené à répéter.

Du côté du porteur, le portage permet de combler les besoins de contact de leurs tout-petits, tout en conservant un minimum de mobilité : une fois installé dans le porte-bébé, il est possible de vaquer à la plupart de ses occupations en ayant les 2 mains libres. Il n’est pas rare que bien installé dans le porte-bébé, l’enfant se laisse rapidement et durablement aller au sommeil.

Contrairement aux idées reçues :

  • Le portage n’habitue pas l’enfant à être constamment dans les bras ! Si cela était réellement le cas, alors il faudrait commencer par incriminer le temps de la grossesse (9 mois de portage 24h/24 et 7j/7)… En revanche cela permet de combler un réel besoin : le nouveau-né a autant besoin de proximité et de contact que de manger, boire ou dormir. Progressivement, lorsqu’il sera en confiance, il réclamera de lui-même à être moins porté, ou différemment.
  • Un bon système de portage ne doit pas faire mal au dos… Lorsque l’enfant est bien plaqué contre le porteur, le centre de gravité de ce dernier n’est que peu déporté, et si le système est correctement ajusté, le poids de l’enfant sera bien réparti. Au final le poids ne se fera pas trop sentir, même si l’enfant est plus lourd, et le portage restera confortable même sur de longues durées.

Un portage physiologique


Il existe différentes façons de porter son bébé, mais toutes ne respectent pas sa physiologie. En effet, la colonne vertébrale de l’enfant évolue lors de ses premiers mois de vie.

  • Lorsqu’il naît, cette dernière est arrondie (cyphose totale)
  • puis il apprend à redresser sa tête et la tourner alors qu’il est allongé sur le ventre (lordose cervicale)
  • puis lorsqu’il sait s’asseoir seul, il fortifie au passage les muscles soutenant les vertèbres dorsales et permet leur étirement (cyphose dorsale)
  • enfin lorsqu’il acquiert la station debout et la marche, on observe une extension des vertèbres lombaires (lordose lombaire)

La colonne de l’enfant a alors la même allure « en S » typique de celle des adultes.

Un portage physiologique est un portage qui va prendre en compte l’évolution de la colonne de l’enfant et permettre de respecter sa morphologie. Le tout-petit notamment, sera porté dans une position respectant l’arrondi naturel de son dos. En parallèle on veillera également à respecter l’écartement naturel des hanches. La position « grenouille » est idéale pour ce faire : l’enfant se trouve véritablement assis dans le porte-bébé, les genoux plus hauts que les hanches, son dos est maintenu arrondi par le tissu autour de lui, l’écartement des hanches permet à celles-ci de se développer correctement.

Il est à noter que le portage peut s’avérer être un traitement efficace lors de pathologies de type dysplasie des hanches, de part le maintien en position écartée des hanches. N’hésitez pas à discuter de cela avec votre médecin.

 

Porte-bébés « classiques » vs. Porte-bébés « physiologiques »

 

Nombre de porte-bébés ne permettent pas un portage physiologique. Le bébé y repose sur son entre-jambe et n’est guère maintenu. S’ensuivent plusieurs conséquences :

  • l’arrondi du dos n’est pas respecté, le bébé est cambré
  • le piètre maintien fait subir à la colonne encore fragile du bébé des chocs répétés lors des mouvements et de la marche du porteur
  • la base n’étant pas soutenue, l’enfant se trouve dans une position instable, peu sécurisante et peu confortable, qui n’est pas propice à la détente

En parallèle, le bébé étant bien moins plaqué contre le porteur, son poids se fait nettement plus ressentir et le portage s’avère rapidement inconfortable dès lors que le bébé commence à grossir. Les porte-bébés « classiques » ventraux ne permettent pas un portage longue durée, ils sont restreints à des bébés d’un poids maximal de 9kg, ils ne permettent pas non plus de varier les portages (positions sur le côté ou dans le dos notamment)

 

Bien porter son enfant

 

Même en possession d’un porte-bébé permettant un portage physiologique, il convient de rester attentif à la façon dont le bébé est porté.

A favoriser :

  • respect de la position grenouille : le bébé doit être réellement assis dans le porte-bébé - ce qui va naturellement arrondir son dos-, les jambes légèrement écartées. L’enfant est suffisamment assis lorsque ses genoux se situent plus hauts que ses hanches.
  • Lorsque l’on utilise un porte-bébé de type écharpe de portage, ne pas hésiter à bien serrer le tissu qui entoure le bébé. L’enfant doit réellement être plaqué contre le porteur, c’est ce qui va permettre de bien maintenir sa colonne et de répercuter les chocs liés aux mouvements sur la colonne du porteur et non la sienne. N’ayez pas peur d’entraver ses mouvements, in utéro il était bien plus contenu qu’il ne le sera dans le tissu.

A éviter :

  • Il est préférable d’éviter de porter le bébé dans une position « face au monde », cette dernière ne permet pas un portage physiologique : le dos du bébé n’est plus maintenu et il est très difficile de respecter l’assise dans le porte-bébé et l’arrondi du dos d’où l’apparition d’une cambrure et tout comme avec les porte-bébés « classiques », d’un appui sur l’entre-jambes. En parallèle l’afflux massif d’informations arrivant de l’extérieur peut perturber l’enfant, lequel ne peut pas s’en protéger. Côté porteur le centre de gravité est déporté vers l’avant et le poids de l’enfant se fait plus ressentir. Lorsque l’enfant manifeste le désir de regarder autour de lui et/ou qu’il commence à être trop lourd pour être porté sur le ventre, il est recommandé de privilégier un portage soit sur la hanche, soit dans le dos, ce qui permet à l’enfant de satisfaire sa curiosité tout en étant toujours bien porté et en pouvant se réfugier contre le porteur si le besoin s’en fait sentir.
  • Privilégier au maximum la proximité avec le bébé. Pour ce faire éviter de superposer différents vêtements autant chez le porteur que chez l’enfant : l’épaisseur des tissus rend l’ajustage du porte-bébé et l’installation plus complexe, et pour le portage en écharpe, le tissu est susceptible de glisser.