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Bien commencer son allaitement - quelques bases

BIEN COMMENCER SON ALLAITEMENT

 

Même si initialement, l’allaitement est un geste supposé naturel, nos modes de vie font que toute la transmission orale qui l’accompagnait et permettait aux jeunes mères d’appréhender la relation avec leur bébé a disparu. Rares sont celles d’entre nous qui trouvent autour d’elle le soutien et les conseils nécessaires des autres femmes.

En parallèle, la tendance actuelle est de chercher à tout contrôler, y compris et surtout ce qui ne peut l’être. Réussir son allaitement c’est avant tout réussir à poser son cerveau et écouter son enfant et ses besoins plus que les conseils contradictoires affluant de toute part.

L’allaitement est un geste naturel, oui, mais dont nous avons perdu le mode d’emploi ! Il est complexe aujourd’hui de « réussir » son allaitement sans être au préalable un minimum informée sur la façon de procéder, et surtout sans une bonne dose de confiance en soi.

 

Réussir son allaitement, c’est quoi ?


Réussir son allaitement… Chaque femme mettra derrière ce terme ce qui lui correspond, il n’y a pas de définition figée pour cela.

Réussir son allaitement, c’est avant tout aller au bout de son projet, et arrêter lorsqu’on le souhaite et non par la force des choses. Un allaitement réussi ne laisse pas d’amertume au moment du sevrage, juste la sensation d’avoir accompli ce que l’on désirait.

Il n’y a pas de bon ou de mauvais projet. Réussir son allaitement ce peut être allaiter 1 semaine, 1 mois, 1 an, ou pas du tout ! Ce peut être donner son lait tiré sans ne jamais donner le sein… ce peut être allaiter en exclusif ou bien en mixte. Chacune d’entre nous construit son allaitement en fonction de son vécu et de la relation qu’elle tisse avec son enfant. Souvent le projet évolue au fil du temps, soit parce que l’on souhaite prolonger l’aventure plus que prévu initialement, soit au contraire que cela ne nous convienne pas et qu’on souhaite y mettre un terme plus tôt.

Ce qui est important au final, c’est que ce projet soit respecté quel qu’il soit, que ce soit par l’entourage qui ne comprend pas la maman qui souhaite poursuivre un allaitement jugé trop long, ou bien encore l’incompréhension devant la non-envie d’allaiter.

Et parce qu’il est dommage d’interrompre son aventure lactée prématurément faute d’informations fiables, vous trouverez dans ces pages quelques renseignements sur le fonctionnement de l’allaitement et des réponses à certaines des questions que vous pourriez vous poser.

 

La lactation


Pour bien appréhender la façon dont devrait être mené un allaitement, il est bon de comprendre comment fonctionne la lactation. D’une manière très simplifiée, la lactation suit la loi de l’offre et de la demande. Plus les seins sont stimulés (= plus le bébé tète), plus ils produisent de lait !

Durant les 10 premiers jours environ, les récepteurs au niveau des mamelons se forment au fur et à mesure que l’enfant tète (plus il sera mis au sein, plus les récepteurs seront ensuite sensibles). Puis jusque l’âge de 6 semaines environ, la production est en phase de calibrage, c'est-à-dire qu’elle va s’étalonner et s’établir en fonction des demandes faites durant cette période. Au-delà de 6 semaines, en général, le volume de lait produit reste plus ou moins stable, ce jusqu’à la fin de l’allaitement. Il est possible d’augmenter son rendement après cette « limite » malgré tout, mais c’est plus complexe à mettre en œuvre.

Le lait produit a une composition variable au cours de la tétée, de la journée, et du temps. Le lait de début de tétée est principalement composé d’eau, de sucre (lactose) et de sels minéraux, c’est un lait désaltérant mais peu nourrissant. Le lait produit en fin de tétée est au contraire riche en graisses et de fait bien plus rassasiant.

Le lait est produit en continu. Chaque femme a dans sa glande mammaire un volume de stockage conféré par des cellules spéciales (attention, la capacité de stockage n’a rien à voir avec la capacité à produire du lait ! cela jouera uniquement sur les volumes de lait disponibles au moment de la tétée pour l’enfant, chez une femme ayant une capacité de stockage peu importante, le bébé tètera juste un peu plus souvent). Plus la capacité de stockage est employée (= plus les seins sont « pleins »), plus le lait produit est riche en lactose et sels minéraux et pauvre en graisses, et plus la production est lente (pour palier aux risques d’engorgements). Moins la capacité de stockage est employée (= plus les seins sont « vides »), plus le lait produit est riche en graisse et rassasiant (donc il en faut moins pour nourrir l’enfant), et plus la synthèse est rapide (pour palier aux manques).

La maman qui pense manquer de lait ne doit de fait jamais espacer les tétées mais au contraire chercher à les rapprocher autant que possible, ce afin d’augmenter la stimulation et le rendement ! En parallèle les stimulations sont les seuls signaux existants pour indiquer aux seins le volume de lait qu’ils doivent produire, un espacement forcé des tétées ou bien des compléments de lait artificiels donnés, vont venir biaiser le signal et faire diminuer au passage la production lactée.

Sauf cas très exceptionnels (généralement liés à des pathologies précises et connues de la maman), et contrairement aux idées reçues, il est impossible de manquer de lait ! Ce qu’on appelle « manque de lait » est soit lié à une mauvaise conduite de l’allaitement (manque de lait induit), soit lié à une méconnaissance des rythmes de vie normaux du nourrisson (la maman croit à tord manquer de lait). Impossible également d’avoir un lait pas suffisamment nourrissant, la composition du lait étant stable d’une femme à une autre.

 

Bien commencer son allaitement


Quelques réflexes simples permettent de mettre en route correctement son allaitement dès le démarrage de celui-ci. Il s’agit ici de théorie, mais évidemment ces quelques conseils sont à adapter au contexte.

1 – Mise au sein précoce 

Il est conseillé de mettre au sein son bébé aussi tôt que possible après la naissance, le réflexe de succion étant optimum dans l’heure qui suit. Idéalement, le bébé devrait pouvoir téter dans les 2h qui font suite à l’accouchement, cela étant certains bébés n’en ont tout simplement pas envie ! Il est inutile de s’en inquiéter, même si l’enfant ne tête que 3, 4h voire parfois plus après être né, cela ne compromettra pas la suite de l’allaitement.

2 – Proximité avec l’enfant 

La proximité avec l’enfant favorise la mise en place de l’allaitement. Le peau à peau notamment stimule le bébé et l’incite à plus et mieux téter (et donc à mieux stimuler le sein). En parallèle la proximité permet à la maman d’être plus à l’écoute de son enfant et de mieux répondre et plus vite à ses besoins. Dans l’idéal, il ne faudrait pas placer l’enfant en nurserie la nuit, d’une part car il est rare qu’il soit ramené à la maman dès les premiers signaux de faim, et d’autre part car il est encore trop courant qu’il soit complémenté sous couvert de laisser la maman se reposer (et parfois sans même qu’elle n’en soit informée !).

3 – Allaitement à la demande 

L’allaitement devrait être mené à la demande, sans AUCUNE restriction. Durant les premières semaines il est même conseillé d’allaiter à l’éveil, ce afin d’être sûr de ne louper aucune demande et de bien stimuler la production durant le temps de calibrage : dès que le bébé s’agite, il peut être mis au sein.

L’allaitement à la demande est la seule façon d’être sûr d’une part que l’enfant mange à sa faim, et d’autre part que la lactation se calibre en fonction de ses besoins réels. Lorsque l’on force l’espacement des tétées, on empêche le bébé de signifier aux seins de quelle quantité de lait il a besoin, au final il ne prend pas suffisamment de lait (d’où problèmes de prise de poids), et la lactation s’adapte à la baisse (la maman manque de lait).

Même si l’enfant réclame toutes les heures, ce n’est pas un problème ! Le lait maternel étant très digeste, cela ne causera pas de problème de coliques ou autres, un bébé allaité n’est jamais trop nourri. A noter qu’en moyenne, on constate chez l’enfant au sein un rythme d’environ 8 à 12 tétées par jour durant les premiers mois (plutôt 10 à 12 minimum les premières semaines). Le bébé peut téter plus souvent, ce n’est pas un problème en soit (parfois vérifier toutefois que sa succion est correcte ou qu’il ne souffre pas d’un reflux). Il peut également téter moins souvent, ce n’est le plus souvent pas un problème non plus, cela étant il est bon de vérifier que la prise de poids est bonne car certains bébés, notamment nés un peu avant terme et/ou de petits poids « oublient » de réclamer à téter, le cas échéant il sera judicieux de proposer le sein plus souvent qu’il ne le réclame.

Attention à bien identifier les demandes de l’enfant : le pleur est le dernier signal envoyé par un bébé pour dire qu’il a faim, lorsque tous les autres avant ont été ignorés ! Il ne faut pas attendre que l’enfant pleure pour lui proposer à téter mais guetter les autres manifestations : bébé qui s’agite, fait des mouvements de succion avec sa bouche, etc…

4 – Allaitement et compléments de lait artificiel 

Les compléments de lait artificiel ne sont que très rarement nécessaires. Face à un problème d’allaitement, la solution n’est jamais de compléter, le complément n’est ni plus ni moins qu’un début de sevrage et peut compromettre grandement la poursuite de l’allaitement, ce qui est d’autant plus dommage qu’il n’est généralement pas indiqué.

Un professionnel de santé qui préconiserait à une maman de compléter son enfant sans avoir au préalable effectué un bilan complet de son allaitement (lequel ne se fait pas en 5mn mais devrait prendre au moins 1h) ne serait sans doute que peu compétent sur ce sujet.

Comme expliqué plus haut, la production s’adapte aux stimulations, compléter c’est venir artificiellement diminuer la demande faite en lait aux seins, ce qui va induire rapidement un manque de lait chez la maman. En dessous d’un certain seuil de stimulation, qui dépend des femmes, la lactation ne peut plus se maintenir et le lait se tarit.

En parallèle il est important de savoir que lorsque l’allaitement n’est plus exclusif, les bénéfices s’en trouvent diminués. Notamment l’allaitement exclusif confère au bébé une flore intestinale « parfaite » qui joue un rôle dans la protection contre les gastro-entérites et certaines allergies. Tout ce qui n’est pas du lait maternel (eau y compris) va venir altérer cette flore, et diminuer en conséquence les bienfaits de l’allaitement qui y sont associés. Autre soucis, le lait artificiel peut être considéré comme une forme de diversification (recommandée après 6 mois, 4 mois au moins) et expose l’enfant à un allergène majeur : le lait de vache.

En cas de problème supposé de prise de poids, il est important de se tourner vers un vrai professionnel de l’allaitement pour faire un point complet et voir comment le résoudre.

5 – Allaitement et biberons 

Il est préférable d’éviter de donner des biberons à un bébé allaité, quelque soit son âge, ce en raison des risques importants de confusion sein/tétine qui y sont associés.

Le risque de confusion sein/tétine existe à tout âge ... il est lié à l'utilisation de biberons pour faire donner du lait principalement, ou de l'eau et des médicaments.

Plus le bébé est petit et plus il risque de faire une confusion dite "technique", autrement dit, de ne plus savoir bien s'y prendre pour téter le sein car la technique du biberon - qui est différente - vient "perturber" sa succion au sein (et cela ne se voit malheureusement pas toujours immédiatement...). Au sein le bébé ouvre grand la bouche et sa langue vient se placer sous le mamelon, au biberon il pince la tétine et le mouvement de la langue est différent. Le sein est moins bien stimulé, ce qui provoque une baisse de la production. Le bébé peut se mettre à s'énerver au sein, voire carrément à le refuser.

Plus le bébé est grand et plus il risque de faire une confusion "de préférence" : le biberon, c'est plus "facile" et plus rapide, alors comme il y a le monde à explorer, il n'a plus trop le temps de s'éterniser au sein ! Certains bébés se mettent alors à refuser le sein ou s'y énervent car le débit ne leur convient pas (la maman pense à tort manquer de lait quand c'est le cas). C'est aussi comme cela qu'on parle à tort de sevrage naturel chez des bébés de 6 ou 7 mois, sauf cause extérieure type nouvelle grossesse, ce dernier n'intervient normalement pas avant au moins 1 an (plutôt autour de 2 en général) et se fait tout en douceur...

Cela peut donc arriver à tout âge, après un seul premier biberon comme plusieurs semaines d'alternance supposément sans problème... ou pas ! Certains bébés alternent très bien les 2, ce n'est qu'un risque... mais une fois que le mal est fait, il n'est pas toujours possible de faire revenir le bébé au sein alors dommage de tenter le diable !

Ne pas donner de biberons ne signifie pas pour autant qu’il est impossible de laisser son bébé en garde ! Le lait peut être donné autrement : pipette, seringue (sans aiguille), tasse à bec, au verre, à la cuiller, sous forme de flan ou de bouillie pour les plus grands, etc… Un nouveau-né peut prendre du lait au verre par exemple, il suffit de le tenir en position semi-assise et de faire affleurer le lait sous sa lèvre inférieure, il doit venir laper ce dernier.

A noter que le risque de confusion chez le tout-petit existe également avec la tétine, laquelle peut comme le biberon venir altérer sa succion, cela étant le risque est moindre lorsque l’enfant grandit. Si vous souhaitez donner une tétine à votre bébé, il est préférable d’attendre quelques semaines, et dans tous les cas d’une part de rester attentif à sa succion, d’autre part de bien prêter attention à ce que cette dernière ne parasite pas les demandes du tout-petit : la tétine ne doit être donnée que lorsque l’on est sûr que l’enfant ne souhaite pas manger !

6 – mise au sein

Une attention toute particulière doit être portée à la mise au sein de l’enfant : un bébé mal positionné engendrera douleurs et crevasses.

Le bébé doit être totalement tourné vers sa mère, son ventre contre le sien et bien face à elle. Il doit être pile à hauteur du sein et ne doit pas avoir à tourner la tête ni horizontalement (gauche à droite), ni verticalement (haut en bas), pour l’attraper. La tête est dans l’axe de la colonne vertébrale.

Il doit ouvrir grand la bouche et happer la plus large part d’aréole que possible. Sa langue vient s’enrouler sous le téton, on peut l’apercevoir à la commissure des lèvres. Les lèvres sont ourlées vers l’extérieur.

Attention de ne pas enfourner le sein dans la bouche de l’enfant, encore moins en le pinçant (fréquemment montré en maternité, à tort !!!) : cela incite l’enfant à moins ouvrir la bouche, et il est souvent positionné trop loin du corps de la maman. Approcher le bébé du sein, attendre qu’il ouvre grand la bouche, et le « plaquer » doucement mais fermement sur le sein à ce moment.

Lorsque la mise au sein n’est pas bonne (bébé pince par exemple), ne pas laisser la tétée se poursuivre mais reprendre du début. Il est possible de décrocher le bébé du sein en glissant son petit doigt à la commissure des lèvres pour le déventouser.

 

L’allaitement et les douleurs


Contrairement aux idées reçues, l’allaitement ne doit pas faire mal. Une douleur telle qu’elle inciterait à sevrer n’est pas normale et doit amener à effectuer un point sur la façon dont se déroule l’allaitement.

1 – Crevasses

Les crevasses sont à plus de 90% liées à une mauvaise position au sein. Faire contrôler la mise au sein à chaque tétée, et ce jusqu’à ce que l’on soit bien à l’aise avec ça, permet généralement d’éviter la survenue de ces petites plaies.

Concernant les autres causes, il s’agit principalement de troubles de succion :

-          Induits par des biberons ou une tétine, ou n’importe quoi d’autre qui aurait été introduit dans la bouche du nouveau-né

-          Sans cause particulière

-          Liés à un frein de langue trop court (lequel doit alors être sectionné, chose qui devra dans tous les cas être faite même si l’enfant n’est pas allaité, pour ne pas perturber plus tard l’acquisition du langage !)

Tous les troubles de succion peuvent être corrigés, mais il ne faut pas attendre que l’habitude s’installe.

2 – Engorgements et mastistes

Sein tendu, une boule dure et douloureuse, une impression d’avoir un bleu, voire carrément un placard rouge sur le sein et de la température ? Il s’agit certainement d’un engorgement. En soit rien de trop problématique, mais cela doit être rapidement pris en considération avant que les complications ne surviennent.

La priorité est de drainer le sein : il peut être proposé en priorité au bébé. En parallèle, quelques gestes simples :

-          Tremper le sein dans un bol d’eau très chaude et masser la partie douloureuse, le lait s’écoulera dans l’eau. Cela peut être fait avant la tétée pour favoriser le drainage.

-          Appliquer du froid entre les tétées pour décongestionner : attention, le temps de pose doit être de 20mn minimum !

-          Lors de la tétée, diriger le bébé de telle sorte que son menton soit tourné en direction de la zone douloureuse

Il est possible de prendre du doliprane ou de l’ibuprofène pour la douleur, ou la fièvre.

Si la fièvre persiste au-delà de 48h, il est nécessaire de consulter pour se faire prescrire un antibiotique adapté. La mastite infectieuse ne justifie en aucun cas l’arrêt de l’allaitement ! De même pour l’antibiothérapie, dans la mesure où l’immense majorité des antibiotiques sont parfaitement compatibles avec l’allaitement ! Le bébé peut téter sur le sein malade sans risque pour sa santé, cela vaut également en cas d’abcès.

3 – candidose et vasospasme

La candidose et le vasospasme, bien qu’ayant des causes totalement différentes, engendrent des symptômes similaires. Sensations de brûlure, d’aiguilles, de pincement, qui se propagent dans le sein et persistent entre les tétées. Ce sont des douleurs intenses.

En cas de mycose, on observe souvent des tétons rouge vif, luisants, pelés, et souvent également de part la contagiosité du champignon, le bébé présentera du muguet dans la bouche. Le traitement repose sur un simple antifongique type daktarin, et sur des règles d’hygiène particulières pour éviter les récidives. Il est impératif que les 2 seins et la bouche du bébé soient traités pour éviter les contagions et récidives, même si tous ne présentent pas de symptômes ! Il est également possible de soigner la candidose avec du violet de gentiane (sans ordonnance en pharmacie), en suivant le protocole décrit par le docteur Newman dans son feuillet numéro 6.

Le vasospasme est souvent apparenté à la maladie de raynaud (problème circulatoire) et survient généralement lorsqu’il fait froid. Il peut également être lié à un trouble de la succion (par exemple un bébé qui pince, car la circulation sanguine se fera moins bien). Les tétons changent de couleur au cours de la tétée (deviennent blanc), la douleur est très nettement soulagée lorsqu’on applique du chaud, et amplifiée en présence de froid.

Une fois un éventuel trouble de succion écarté, le traitement repose uniquement sur la chaleur ! Rajouter un pull, des chaussettes, s’enrouler dans une couverture pour allaiter, appliquer des compresses chaudes sur les seins, ne boire que des boissons chaudes, etc…

Dans les 2 cas, une fois le problème identifié et le traitement commencé, le soulagement est très rapide (sous 48h maximum).

 

L’allaitement et la place du père


Nombre de jeunes parents s’interrogent sur la place du père lorsque l’enfant est allaité, la crainte que ce dernier ne soit mis de côté et ne puisse s’occuper de son bébé est cependant infondée. Il est très réducteur de cantonner les soins du nourrisson aux seuls moments des repas, un bébé n’est pas qu’un tube digestif ! De fait, le père peut s’investir de mille et une façons auprès de son enfant, même s’il ne lui donne pas le biberon.

Portage, peau à peau, massage, bain, change de couche, apporter le bébé la nuit pour les tétées, le rendormir ensuite, soulager ses coliques, promenades, etc… Les occasions ne manquent pas.

Partager avec son bébé un long moment de peau à peau est certainement plus gratifiant et permet d’établir un lien bien plus fort que d’attendre passivement que ce dernier ait englouti un biberon de lait. Et cela ne compromet pas l’allaitement !

 

Trouver de l’aide


Si vous rencontrez des difficultés au cours de votre allaitement, n’attendez pas ni que cela passe seul, ni d’arriver à un point de non retour, faites vous aider !

Malheureusement en France, la formation des professionnels de santé en matière d’allaitement est plus que médiocre, il est impératif de consulter un vrai professionnel de l’allaitement pour être sûr de recevoir des conseils adaptés, ce que ne sont pas ni les médecins ni les pédiatres, ni même une large part des sages-femmes et puéricultrices. Les consultants en lactation certifiés IBCLC sont les interlocuteurs les plus adaptés pour résoudre des problèmes d’allaitement, ils ont suivi une formation poussée d’un an minimum sur le sujet et peuvent répondre aux questions les plus pointues.

Vous pouvez trouver un consultant sur ces pages :

http://www.consultants-lactation.org  (dans Annuaire des IBCLC)

http://www.consultantenlactation.com/

http://www.ilca.org/ (dans find a consultant)

Cependant ces listes sont loin d’être exhaustives ! Si vous ne trouvez pas de consultant proche de chez vous ici, n’hésitez pas à prendre contact avec une association de soutien à l’allaitement, ils ont généralement des contacts à proposer et peuvent également résoudre une bonne part des problèmes usuellement rencontrés. Les associations de soutien proposent des réunions d’information ainsi que des permanences téléphoniques, les réunions sont notamment un soutien précieux, que ce soit avant d’accoucher (pour connaître les politiques de la maternité et avoir des conseils adaptés en fonction de ses souhaits), ou après (pour parler avec d’autres mamans et voir du monde). La permanence téléphonique est principalement là pour répondre aux questions urgentes.

Il existe un annuaire des associations sur le site de la COFAM :

http://coordination-allaitement.org/