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Le manque de lait

L'ALLAITEMENT ET LE MANQUE DE LAIT

 

Vous, jeune maman, pensez manquer de lait... C'est peut-être vrai, mais en aucun cas inéluctable !

Il faut savoir en 1er lieu que le VRAI manque de lait physiologique est excessivement rare... de l'ordre de 1% grand grand maximum de femmes qui pensent qu’elles manquent de lait seraient dans l'incapacité physique réelle d'allaiter totalement leur enfant. Le plus souvent sont en cause dans ce cas des pathologies connues dès la grossesse ou très rapidement après la naissance : malformation de la glande mammaire, problèmes hormonaux, chirurgie mammaire avec section de canaux lactifères... Et c'est visible dès le début de l'allaitement, pas après 1 mois. A titre d'exemple en Norvège à la naissance, 99% des femmes allaitent leur bébé, elles ne sont pas différentes de nous.

La lactation ne se tarit pas comme cela du jour au lendemain. La panne sèche de lait subite du dimanche soir, alors que les pharmacies sont fermées, et que le bébé va être affamé, n'est pas à craindre. Même en cas de choc psychologique extrême, le lait est toujours là, la production n’est pas coupée. Sous l’effet du stress les canaux lactifères se bloquent et empêchent le lait de sortir mais il y en a toujours ! Et il ne risque pas de « tourner » dans les seins…

Bien sûr une lactation correcte implique qu'on ne cherche pas à restreindre les tétées... Il ne faut pas respecter de délai minimal entre chaque mise au sein (on entend parfois 2 ou 3h, c'est faux ! cela ne pose pas de problème de digestion !). De même qu'il ne faut pas imposer de durée de tétée maximale (genre 10mn par sein). L'allaitement devrait être mené A LA DEMANDE et SANS AUCUNE RESTRICTION ! Les 6 premières semaines, durant la phase de mise en place de la lactation, il devrait même se conduire A L'EVEIL, c’est à dire que dès que le bébé ouvre l'oeil ou fait mine de chercher à téter, il doit être mis au sein... SI CES CONDITIONS NE SONT PAS REMPLIES, IL EST NECESSAIRE DE CHANGER LA FACON DONT VOUS AVEZ MENE VOTRE ALLAITEMENT JUSQU'ALORS AVANT D'APPLIQUER LA SUITE DES CONSEILS PLUS BAS !

Dans tous les cas, le biberon de complément n'est pas une solution, c’est au contraire le meilleur moyen de se trouver avec une lactation réellement en chute libre et un bébé qui refuse le sein à cause d’une confusion sein/tétine (même après un seul biberon, même si le bébé est plus âgé). Proposer un biberon de lait artificiel à un bébé allaité au moindre problème concernant supposément l'allaitement, sans en chercher plus avant les causes réelles, c'est comme si au moindre petit bobo sur un doigt on vous coupait le bras, parce que c'est plus facile et radical que trouver ce qui ne va pas (plus de bras, plus de problème, plus d’allaitement, plus de problème d’allaitement…).

Si un médecin ou un pédiatre vous demande de compléter votre lait par du lait artificiel sans avoir pris le temps au préalable de s'intéresser votre allaitement et au comportement de votre bébé, et surtout sans avoir essayé avant de vous aider autrement, alors ce médecin n'est pas formé à l'allaitement. Attention, c'est le cas de la majorité des médecins français, dont la formation sur le sujet est médiocre et souvent erronée !

Idem si l’on vous dit qu'il n'est pas normal que votre bébé tête X fois par jour (X étant un nombre compris entre 4 et l'infini)... Un bébé allaité tète fréquemment, et c'est normal ! Comptez en moyenne 8 à 12 tétées par 24h lors des premiers mois (voire plutôt 10 à 12 minimum les premières semaines) : parfois c'est plus et ce n'est pas un problème, parfois c'est moins et dans la mesure où la prise de poids est bonne, ce n'est pas un problème non plus.

N'hésitez pas à vous tourner vers de vrais professionnels de l'allaitement au moindre doute : consultant en lactation certifié IBCLC ou animatrice d'association de soutien à l'allaitement (leche league, voie lactée, solidarilait, etc... un annuaire des associations est disponible sur le site de la COFAM).

Vous trouverez listés-ci dessous un panel de comportements concernant vous et/ou votre bébé) et pouvant faire suspecter une baisse de lactation, ainsi que les explications et solutions pour y remédier. Evidemment la liste n'est pas exhaustive et chaque cas est unique, il ne s’agit ici que de généralités, si vous ne trouvez rien vous correspondant ou que vous souhaitez plus de précisions, adressez vous à un spécialiste pour effectuer un bilan complet personnalisé. Ce texte est avant tout une base de réflexion.

 

Le manque de lait ou lait pas assez nourrissant : petit historique


Ce mythe est parmi les plus ancrés dans la société... et le plus difficile à démonter ! Qui n'a jamais entendu dire "j'aurais voulu allaiter mais je n'avais pas assez de lait / mon lait c'était de l'eau", "passé X mois/semaines il n’y a plus assez de lait / il ne suffit plus", etc... ?

L'épidémie de ces "problèmes" de lactation a débuté vers l'après guerre... Hasard ou coïncidence, pile au moment où les gros groupes agro-alimentaires ont mis au point les 1ers laits infantiles. C'est à peu prêt vers la même période que la grossesse et l'accouchement ont commencé à être de plus en plus médicalisés : ce qui avant était une tradition familiale et où tout était transmis oralement entre femmes est devenu un sujet totalement sous contrôle des médecins, lesquels n'y connaissaient pas grand chose sur la physiologie de l'allaitement !

'Grâce' à la pression commerciale des grandes entreprises agro-alimentaires, et à l'ère où le médical était en plein essor, les laits artificiels passaient pour être le top du top en matière d'alimentation infantile. De fait l'allaitement était dénigré au profit des biberons de lait artificiel, grande innovation technologique du moment... Tout était sous contrôle : les quantités que le bébé prenait, la composition, etc... Le mode d'alimentation parfait !

Passons volontairement sur les "tours de lait" qui sévissaient à l'époque : les médecins prescrivant du lait artificiels étaient payés par les entreprises... A titre informatif cela ne fait pas si longtemps que cette pratique est interdite, du moins est sensée l'être, combien d’entre vous sont reparties de la maternité avec des produits estampillés telle ou telle marque de lait ?

Bref, les femmes étaient encouragées à donner le biberon.

Pour les récalcitrantes qui auraient tout de même voulu allaiter, début des difficultés dès la naissance... Bébé emmené loin de sa mère, pas de peau à peau, 1ers contacts tardifs, nurserie, etc... La 1ere mise au sein ne s'effectuait que plusieurs heures voire jours (!!!) après l'accouchement... La 1ere tétée était un biberon d'eau sucrée pour laver le système digestif du bébé. Pendant un temps dans certains lieux les femmes ne donnaient le sein qu'une fois leur montée de lait faite, car le colostrum était considéré comme toxique pour le nouveau né ! A se demander comment l’espèce humaine avait pu survivre jusque là…

Pour celles qui résistaient encore, qui parvenaient malgré tout à avoir leur montée de lait, et dont le bébé acceptait de reprendre le sein après avoir eu la succion torpillée par les biberons précoces, suite des problèmes... Tétées à heures fixes, toutes les 4h (3 dans le meilleur des cas), ne pas donner à manger la nuit car le bébé n’en a pas besoin (ou alors un biberon d'eau sucrée)... Et évidemment biberons de complément car le bébé ne prenait pas assez de poids ou que la mère n'avait pas assez de lait (forcément dans ces conditions).

Enfin l'ultime obstacle : l'analyse du lait dans les laboratoires pour vérifier qu'il était bien assez nourrissant. Les femmes tiraient un peu de leur lait, qui était analysé... Sauf que la composition du lait évolue au cours de la tétée, le 1er lait exprimé, pour faire simple, c'est un concentré d'eau, de lactose et de sels minéraux. Or c'est ce même 1er lait qui était donné au laboratoire pour analyse : les résultats revenaient donc montrant de l'eau, des sels minéraux, du sucre... mais pas de graisse... logique puisque celle-ci arrive en fin de tétée. Verdict couperet : votre lait n'est pas assez nourrissant (ou c'est de l'eau), il faut sevrer.

Le manque de lait réel du à un problème physiologique ne concerne même pas 1% des femmes pensant manquer de lait, et est généralement lié à des pathologies connues. Encore faut-il adopter les bons gestes pour ne pas torpiller sa lactation dès le départ.

Comment améliorer sa lactation

Juste quelques conseils généraux pour améliorer sa lactation :

- tétées à volonté ! La lactation suit la loi de l'offre et de la demande, plus bébé tête et plus vous produisez de lait. En cas de suspicion de baisse de la production, le 1er réflexe à avoir est de proposer le sein aussi souvent que possible à l’enfant.

- repos ! Si la maison n’est pas parfaitement en ordre, cela est moins important que votre lactation ! Dormez en même temps que votre bébé en journée, allaitez allongée au fond du lit et faites la sieste ensembles l'un contre l'autre. A proximité favorise également la production, n’hésitez pas à pratiquer le peau à peau avec votre enfant.

- pratiquez l'hyper-alternance : dès que votre bébé fait mine de s'énerver au sein ou commence à tétouiller, changez le de sein et alternez sein G/D/G/D...

- tirage de lait en fin de tétée (même si c'est juste quelques ml) : cela permet d’augmenter les stimulations sur le sein.

Les aliments qui suivent sont réputés comme étant galactogènes, cependant leur effet est plus ou moins contestable… La plupart agissent en donnant au lait un goût apprécié du bébé, ce qui le pousse à téter plus efficacement et donc à mieux stimuler le sein, en parallèle il y a un effet psychologique indéniable : la maman persuadée que cela va augmenter sa production se détend, et de fait produit plus de lait juste parce que rassurée sur ses capacités. Le meilleur boost qui soit reste la stimulation fréquente des seins.

- cure de fenugrec (en pharmacie) : 3 gélules 3 fois par jour pendant 5 jours. A la base préconisé pour augmenter l'appétit, mais pris à des doses différentes et en cure de courte durée, il booste la lactation sans faire manger plus.

- galactogil (en pharmacie)

- malt (bière sans alcool, gélules de levure de bière)

- lentilles

- féculents (pâtes et riz complet)

- fruits secs (amandes)

- fenouil (en tisane par exemple)

Eviter les plantes type menthe, sauge, ail et persil, qui consommées à des doses importantes, sont réputées pour diminuer la production...

La prise de la pilule (même microval ou cérazette) peut chez certaines femmes diminuer aussi la production... de même que certaines femmes constatent une légère baisse avant leurs règles (rien qui empêche la poursuite de l'allaitement).

Se forcer à boire plus ne sert à rien... Boire à sa soif est amplement suffisant, la production du lait est une priorité pour l'organisme au même titre que l'oxygénation du coeur et du cerveau, vous serez déshydratée avant que votre lactation ne soit perturbée !

 

Votre bébé a autour de 3 ou 10 jours, 3 ou 6 semaines, 3 ou 6 mois, et brusquement il réclame sans cesse et ne semble jamais


Il faut savoir que vers 3 et 10 jours, puis 3 et 6 semaines et mois, les besoins en lait du bébé augmentent brusquement. Vous n'êtes pas des machines, de fait il faut à vos seins un petit temps d'adaptation pour répondre à cette nouvelle demande qui leur est faite...

La lactation fonctionne selon la loi de l'offre et de la demande, plus le bébé tête, plus vous produisez de lait... C'est ce qui explique que le bébé se mette à réclamer plus souvent : d'une ça lui permet d'avoir sa ration complète sur 24h, et de 2 l'augmentation de la fréquence des tétées est le signal donné aux seins leur indiquant qu'ils doivent produire plus de lait.

C'est fatiguant, stressant parce qu'on craint manquer de lait (ce qui n'est pas totalement faux mais qui reste une situation transitoire), mais si on joue bien le jeu de mettre le bébé au sein sans restriction (même s'il réclame toutes les heures ce n'est pas un problème !), c'est l'affaire de 2 ou 3 jours maximum.

Un (ou des) biberon(s) de lait artificiel introduit(s) à ces moments clé faussent le signal envoyé par le bébé à vos seins : le surplus dont il a besoin est comblé par le biberon et les seins ne peuvent de fait pas adapter leur production aux nouveaux besoins du bébé...

C'est un peu comme si on voyait les seins comme une usine de production et le bébé comme un client... Si d'un coup le bébé a un besoin accru du produit fabriqué par l'usine, il va passer une commande plus grosse, mais l'usine va mettre 2 ou 3 jours à adapter sa production... Une fois l'adaptation faite, plus de problème, par contre si au lieu de passer commande à l'usine bébé commande le surplus ailleurs (complément), la 1ere usine ne saura jamais que les besoins de bébé ont augmenté et de fait elle poursuivra sa production habituelle.

Reposez vous bien avec votre bébé, laissez de côté le ménage le temps que cela passe, bref, consacrez vous à vous et votre bébé !

 

Vos  seins sont mous, vous ne sentez plus (ou moins) les montées de lait


Un trop plein de lait se traduit par une poitrine gonflée et des seins durs et tendus. Mais à l'inverse des seins mous ne signifient pas que la lactation se tarit !

Les oedèmes qui provoquent la sensation de seins tendus des premières semaines sont dus à une hormone : la prolactine. Cette dernière conditionne la lactation au démarrage de l'allaitement, mais avec le temps sa concentration sanguine diminue et l'organisme y est également moins sensible. De fait les oedèmes se résorbent et on retrouve une poitrine plus souple et moins gonflée.

Par ailleurs la lactation est mieux en place et la production moins anarchique ce qui limite les excès de lait et les engorgements.

Il est normal que les seins redeviennent souples et diminuent de volume, les seins tendus ne sont qu’un état transitoire qui marque le démarrage de l’allaitement.

 

Vous avez voulu tirer votre lait mais n'avez rien obtenu ou presque


La 1ere chose à voir, c'est que le tire-lait n'est qu'un substitut de bébé : il agit en dupant les seins pour leur faire croire que c'est le bébé qui tète et provoquer l'éjection du lait...

Le tire-lait n'est absolument pas efficace pour exprimer du lait en comparaison de la succion de votre enfant ! De fait les quantités tirées ne sont EN RIEN représentatives de votre production. Certaines femmes n'arriveront jamais à tirer une goutte de lait alors qu'elles n'ont aucun problème de lactation par ailleurs.

A noter que si vous essayez de tirer en journée en plus des tétées habituelles, vous demandez à vos seins un surplus de production non négligeable qui peut expliquer là aussi une quantité tirée moindre... Obtenir 50 ou 60mL dans ces conditions c'est ENORME !

 

Votre bébé s'énerve au sein et si vous lui présentez un bib derrière il l'engloutit et s'apaise aussitôt


La 1ere cause à écarter est un éventuel problème de confusion sein/tétine... S'il a déjà eu un ou plusieurs biberons, il peut en préférer le débit plus rapide et la facilité (le lait coule seul sans efforts) et s'énerver au sein où c'est plus fatiguant... Un problème de confusion se corrige dans la plupart des cas, mais cela implique de ne plus utiliser de biberons évidemment.

A noter qu'un bébé jeune a un réflexe de succion automatique quand on lui met quelque chose dans la bouche, le fait qu'il engloutisse le biberon de lait artificiel après la tétée n'est pas forcément lié au fait qu'il ait faim mais peut venir du fait qu'il souhaite tétouiller et que comme ça coule tout seul il se retrouve à manger en même temps...

A vérifier également : souffrez vous d'un réflexe d'éjection fort ? Ce qui peut vous y faire penser :

- bébé agité au sein, principalement quand le lait arrive

- lâche le sein plusieurs fois par tétées

- s'étouffe avec le lait et tousse

- pince le mamelon

- souffre de coliques

- a selles vertes explosives

- quand il lâche le sein, un jet de lait peut en jaillir

- déglutit très fort et très vite

- avale beaucoup d'air

Dans ce cas les tétées peuvent être désagréables pour votre bébé, d'où son agitation... Il existe plusieurs petits trucs qui permettent de lui faciliter la tâche, comme notamment le fait de favoriser les positions qui limitent naturellement le débit de lait (allongée ou d’une manière générale les positions où la tête de l’enfant sont au dessus du sein), ou d’exprimer un peu de lait avant de lui proposer le sein.

 

Votre bébé ne grossit pas assez


Vous pensez que votre bébé ne grossit pas assez et que donc forcément soit vous manquez de lait, soit celui-ci n'est pas assez nourrissant...

1ere chose à voir : comment est votre bébé ? Est-il éveillé ? tonique ? souriant ? mouille-t-il bien ses couches ? On considère qu'un bébé mouille bien ses couches s'il a 5 à 6 couches lourdes de pipi (= 50 à 60ml) par 24h, faites une couche test avec 60ml d'eau pour vous rendre compte du poids. Si ces indicateurs sont au vert, cela est déjà positif, un bébé qui ne mange pas à sa faim et qui en souffre manque de tonus, est apathique, etc…

Les premiers temps, la prise de poids moyenne se situe autour de 15 à 30g par jour. C'est une MOYENNE, c’est à dire que certains bébés prendront plus et d'autres moins sans que ce soit problématique.

Par ailleurs comme nous adultes, tous les enfants ne sont pas égaux devant la prise de poids ! Il y a les petits bouddhas et les poids plumes... vous n'avez jamais été déconcertée de voir des personnes engloutir des quantités de nourritures importantes tout en restant maigres ? Pareil ! D'ailleurs comment étiez vous vous même étant bébé ? Les chiens ne font pas des chats, si vous ou le papa étiez des poids plumes il semble logique que votre bébé le soit aussi.

Si la prise de poids paraît faible, il convient de s'assurer que le bébé tête efficacement et qu'il accède bien au lait gras de fin de tétée. Est-ce qu'il déglutit de longs moments ? Est-ce que vous le laissez bien "finir" un sein avant de proposer l'autre ? Combien de tétées prend-il par jour ? Ses selles sont-elles bien jaunes ?

Il semble judicieux dans ce cas de faire appel à une consultante en lactation ou une animatrice d'association de soutien à l’allaitement, afin de faire le point et vérifier que tout se déroule bien. En attendant, le rajout de tétées, l'hyper-alternance et la compression du sein permettent généralement d'améliorer la prise de poids (s'il y a lieu évidemment).

Par ailleurs ne vous fiez pas aux courbes de poids des carnets de santé : elles datent des années 70, alors que tous les bébés ou presque étaient nourris au lait artificiel, farines dès 1 mois et diversification à 2, et ne reflètent pas vraiment l'évolution moyenne des bébés allaités... Vous trouverez des courbes plus adaptées sur le site de l'OMS.

Enfin il est intéressant de noter que vers le 3eme ou 4eme mois la prise de poids du bébé allaité peut ralentir très fortement sans que cela soit un problème : votre bébé ne prendra pas 1kg par mois pendant 6 mois...

Suite à la naissance, le bébé peut aussi parfois mettre un peu de temps pour décoller. Il n'est pas forcément inquiétant qu'il mette jusqu'à 3 semaines pour retrouver son poids de naissance, mais il convient toutefois de s'assurer que l'allaitement est mené correctement et de faire le point avec un professionnel ! Les bébés nés un peu en avance et/ou de petit poids ont parfois tendance à trop dormir et "oublier" de réclamer à téter, il est conseillé dans ce cas de ne pas attendre que le bébé réclame mais de lui proposer le sein toutes les 2 à 3h maximum, lorsqu'il est dans une phase d'éveil (totalement réveillé ou bien encore endormi mais entre 2 phases de sommeil : le bébé s'agite et fait de petits mouvements de succion avec sa bouche), le peau à peau peut également aider. A faire vérifier également : le frein de langue du bébé, trop court il peut gêner la succion...

Dans le cas d'un réflexe d’éjection fort, on note parfois un soudain ralentissement de la prise de poids alors que la croissance des 1ers temps était explosive, cela est du en partie au fait que le bébé n'accède pas toujours bien au lait gras de fin de tétée et que les tétées n'étant pas agréables pour lui il s'en tienne au minimum vital et ne prenne pas le surplus nécessaire à grossir et grandir. En parallèle paradoxalement, même si le flux important le perturbe, il s’y habitue et ne fournit plus forcément les efforts nécessaires pour relancer un second réflexe d’éjection lorsque le débit diminue en fin de tétée.

Certaines causes physiologiques peuvent ralentir aussi la prise de poids : infections urinaires (qui ne donnent pas forcément d’autres symptômes que celui-ci !), jaunisse à la naissance, RGO, allergie (au lait de vache pour la configuration la plus fréquente)...

 

Mon bébé réclame constamment le sein et est très agité, surtout le soir 


Il est très fréquent durant les 1ères semaines de l'allaitement de se retrouver le soir avec un bébé hurlant et réclamant non stop à téter.

En premier lieu il convient de se rappeler que le sein ne sert pas uniquement à manger ! C'est aussi pour le bébé le meilleur moyen d'assouvir son besoin important de succion, de contact avec maman, et de se rassurer. Les tétées ne sont pas toutes nutritives, un bébé au sein n'y mange pas forcément, parfois (souvent) aussi il ne fait que tétouiller.

L'agitation du soir est courante, elle concerne la quasi totalité des bébés... In utéro déjà le bébé tend à être éveillé durant la soirée et la première partie de la nuit, logique en conséquence qu'une fois né il conserve un rythme similaire quelques temps... Par ailleurs on entend souvent parler des angoisses du soir, généralement décrites par un bébé qui hurle inconsolable des heures durant à la tombée de la nuit. Lorsque le bébé est allaité, il est alors fréquent qu'il use et abuse du meilleur moyen qu'il ait à sa disposition pour se rassurer : le sein magique ! Là où certains pleurent toute la soirée, d'autres restent greffés au sein, et bien que fatigant et agaçant, le 2eme cas de figure reste bien moins éprouvant que le 1er !!! Ne pas hésiter à se poser au fond du canapé devant la TV, ou du lit avec un livre à disposition... parfois le portage s'avère également salutaire !

 

Lorsque la lactation est réellement en baisse


Il arrive que la baisse de lait ne soit pas qu'une impression. Cependant cette situation n'est pas normale et il existe toujours une cause à cela (et donc un moyen d'y remédier)... Petit tour des causes les plus courantes :

- restriction des tétées : le bébé doit avoir accès au sein aussi souvent qu'il le réclame !!!

- la confusion sein/tétine : le bébé ne tête plus correctement, le sein est mal stimulé => la lactation baisse

- un frein de langue trop court : lorsque le frein de langue du bébé est trop court, il peut être gêné pour téter et mal stimuler le sein. Cela se traduit souvent par une mauvaise prise de poids, des crevasses pour la maman alors que la position au sein est bonne... Si le frein est effectivement trop court, il faut le faire couper, cela peut paraître barbare dit comme cela mais pour un jeune nourrisson l'opération est indolore et rapide. A noter qu'un frein de langue trop court occasionne souvent des problèmes plus tard lors de l'acquisition du langage notamment, et que lorsqu'on le fait sectionner une fois l'enfant plus grand, cela nécessite une anesthésie générale...

- l'arrivée imminente du retour de couche : nombre de femmes constatent une baisse plus ou moins nette de leur lactation les jours qui précèdent la survenue du retour du couche, puis l'arrivée des règles chaque mois (mais moins marqué en général). C'est transitoire et le plus souvent ça passe quasiment inaperçu. Cela n'empêche dans tous les cas pas la poursuite de l'allaitement !

- la reprise du travail et les tirages de lait : le tire-lait stimule beaucoup moins bien le sein que le bébé, parfois il est difficile de maintenir la lactation via le tire-lait... le plus souvent néanmoins les choses se passent bien, sinon si c'est possible, le rajout de tirages peut aider...

- la reprise de la pilule : certaines femmes voient leur lactation chuter lorsqu'elles reprennent ce type de contraception... Il en va de même pour toutes les méthodes hormonales, même locales, comme le stérilet miréna. Attention de ne pas utiliser de contraceptif à base d’estrogènes, ces derniers ayant tendance à couper le lait !

- l'allaitement mixte : l'allaitement mixte cumule plusieurs problèmes potentiels : la confusion sein/tétine et une stimulation insuffisante des seins ne permettant pas le maintien de la production lactée. A part essayer de revenir à un allaitement exclusif et supprimer les biberons (quitte à donner le lait artificiel à la tasse ou à la pipette), pas vraiment de solution...

- une nouvelle grossesse : sous l'influence de la grossesse, la lactation tend à diminuer nettement, voire se tarir totalement. On observe cela généralement au cours du 2eme trimestre, mais le phénomène peut être visible dès les premières semaines.